Ma webréputation ne dépend pas uniquement des sujets que je traite, des photos que je diffuse, des articles que je publie. Elle dépend aussi de la rencontre entre les internautes et mon blog. Je constate qu'une bande d'abrutis essaie par tous les moyens de savoir de quoi est fait ma vie privée en tentant de rechercher sur Google et autres moteurs de recherche des détails croustillants: Masterklaus est-il bisexuel? Dors-t-il nu ou en caleçon? Est-il raciste? Il a suffi que j'inscrive une fois l'un de ces termes dans un article et dans un contexte particulier pour que le passionné des trous de serrure qui tape l'un de ces mots tombe sur un de mes articles en pensant trouver la perle rare des révélations pornographiques. C'est ce qu'on appelle les dérives linguistiques de la folksonomie. C'est une géographie particulière de la langue qui se régionalise dans le système à tête chercheuse du moteur de recherche.
Je tiens à dire que je ne répondrai pas aux questions débiles qui m'ont été posées, que je ne suis pas ici non plus pour traiter les sujets du bac français, ni pour défendre une quelconque pensée qui irait dans un courant plaisant pour lles gens bien élevés: je dis ce que je veux, ça s'appelle la libre expression, et je me moque de ce que les censeurs de la démocratie en penseront un jour s'ils accordent cinq minutes de leur temps à me lire.
Par ailleurs, le jour où je déciderai de m'exhiber devant une webcam, ce sera mon problème et moi qui le choisirai parce que le blog est égoïste, narcissique et ne tolère pas de se soumettre au désir de l'autre. Ca me correspond, bien que moultes personnes me croient dociles.
Je prpose donc aux multiples Marivaux du web qui surfent "à l'occasion" de se confronter un peu plus à la qualité des écrits de nombreux blogueurs plutôt que de chercher l'excitation qui correspond si bien à l'invasion du majoritaire dans notre société: le meilleur et le grand nombre ne font pas bon ménage.
Avis aux aristocrates libertaires.
